1000 jours terribles
Presque trois années d'horreur qui ne s'arrête pas.
1000 jours horribles pour une population civile horrifiée et terrifiée
Pas de vie à Gaza dans ce calvaire La population survit avec peur, inquiétude, insécurité et
angoisse.
Mille jours de souffrance, de l'impuissance et de la destruction massive de toute une région
agressée en permanence. Et ça continue ! Avec des opérations militaires et des attaques
sanglantes en Cisjordanie occupée et dans la région.
La brutalité de l'occupant.
Ces mots de Ziad Medouk nous rappellent que les femmes, les hommes, les enfants de Gaza
existent et résistent dans seulement 20 % du territoire de ce qui était la bande de Gaza.
Une commission d’enquête internationale mandatée par le Conseil des droits de
l’homme des Nations Unies a accusé, mardi 23 juin, Israël de cibler les enfants
palestiniens dans la bande de Gaza, dénonçant une fois encore un génocide en
cours, mais aussi des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre dans
l’enclave palestinienne, ainsi que des crimes de guerre en Cisjordanie.
En septembre dernier, la commission avait déjà conclu que les autorités et forces de sécurité
israéliennes avaient commis « quatre des cinq actes génocidaires » définis par la Convention
de 1948 sur le génocide.
Selon les enquêteurs indépendants de l’ONU, « le ciblage délibéré des enfants est l’un des
éléments clés permettant d’établir l’intention génocidaire des autorités et forces de sécurité
israéliennes de détruire le groupe palestinien, dans son ensemble ou en partie, à Gaza ».
« Les preuves montrent que des enfants palestiniens ont été délibérément pris pour cible et
tués par les forces de sécurité israéliennes », a déclaré le président de la Commission. «
Même après le cessez-le-feu d’octobre 2025, des enfants continuent d’être tués et gravement
blessés, Israël continuant à faire fi du cessez-le-feu ».
Allégations de violences sexuelles à l’encontre d’enfants
Les conséquences du conflit dépassent largement les pertes humaines. Les enfants sont ainsi
victimes de blessures importantes, de séparations, de déplacements forcés, de famine ou
encore de manque d’accès à l’éducation et la santé. Ils ont été arrêtés et torturés dans les
centres de détention, sans indication où ils se trouvaient pour leurs proches.
« Les blessures physiques et psychologiques graves, les traumatismes collectifs,
l’orphelinage, la séparation, le handicap, les déplacements répétés, la famine et
l’effondrement des systèmes éducatif et sanitaire ont anéanti l’enfance de ces enfants et
continueront de les marquer tout au long de leur vie à Gaza ».
Les forces de sécurité israéliennes ont également recouru à la violence sexuelle à l’encontre
d’enfants dans le cadre d’une humiliation et d’une oppression collectives, ancrées dans un
schéma prolongé, ethnique, genré et intergénérationnel d’occupation et d’hostilités
israéliennes.
Les enquêteurs dénoncent notamment le ciblage de services de maternité et de néonatologie,
qui aurait entraîné une hausse des fausses couches et des complications à la naissance. « En
prenant pour cible les enfants, Israël sape les fondements de la société palestinienne,
affaiblit la vitalité démographique et la capacité globale du peuple palestinien à préserver et
à exercer son droit à déterminer son avenir en tant que peuple ».
Ils accusent également le blocus imposé à Gaza d’avoir provoqué une famine ayant
contribué à la mort d’enfants et à la dégradation de leur état de santé.
Crimes de guerre en Cisjordanie
Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), plus de 260 enfants ont été
tués depuis la trêve, soit un chaque jour. Des centaines ont été blessés par les frappes
menées par Israël.
Israël est aussi responsable de crimes de guerre contre les enfants en Cisjordanie. En outre,
le démantèlement et la destruction d’orphelinats et d’établissements scolaires à Gaza et en
Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, ont entravé la prise en charge et le développement
cognitifs, sociaux et émotionnels des enfants et ébranlé les fondements de la société
palestinienne.
La Commission d'enquête a identifié des unités militaires qui ont mené ces exactions et
formule des recommandations à l’intention d’Israël et de tous les États membres afin de
garantir que les auteurs de ces crimes répondent de leurs actes.
Le Collectif 14 de Solidarité avec la Palestine exige :
- Un cessez-le-feu immédiat et permanent ;
- La levée du blocus de Gaza ;
- L’arrêt de toute livraison d’armes à Israël ;
- L’ouverture sans entrave de l’aide humanitaire ;
- Le retrait des forces d’occupation israéliennes de Gaza et de tous les territoires occupés ;
- Des sanctions immédiates contre l’État d’Israël dont la suspension de l’accord Israël-
Union européenne ;
- La poursuite pénale des responsables politiques et militaires impliqués dans ces crimes, y
compris en Europe et aux États-Unis.
Palestine vivra
11 juillet 2026