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Infolettre73: CAEN, premier mai.

CAEN, premier mai


1. L’Humanité

« L’un avait le visage tuméfié, l’autre l’épaule déboîtée » : l’élue PCF Raphaëlle Primet raconte son kidnapping et la violence de l’armée israélienne 

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Voir le texte de l’article en annexe de cette infolettre.

https://www.humanite.fr/monde/armee-israelienne/lun-avait-le-visage-tumefie-lautre-lepaule-deboitee-lelue-pcf-raphaelle-primet-raconte-son-kidnapping-et-la-violence-de-lar


Le G.L. 07-26 nous propose d'écouter une interview de deux participants à la Flottille, Myriam et Noé en mer sur leur bateau au large de la Crète, par Radio Saint-Ferréol, radio associative de Crest. Un échange que vous n'entendrez nulle part ailleurs.

https://www.radiosaintfe.com/emissions/details/view/des-nouvelles-des-flottilles-vers-gaza


2. A.F.P.S. national


L’armée israélienne kidnappe un maire palestinien, et ne le libère qu’en échange de sa démission


https://www.france-palestine.org/L-armee-israelienne-kidnappe-un-maire-palestinien-et-ne-le-libere-qu-en-echange


3. Amnesty International Article conseillé par Salima

La non suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël est un nouveau scandale

https://www.amnesty.be/infos/actualites/article/union-europeenne-reticence-suspendre-accord-association-israel


4. YouTube Vidéo conseillée par Martine M.


INCROYABLE ! Cet israélien témoigne de la pensée de la société israélienne

https://www.youtube.com/shorts/GBOPUeLGSsk


5. Association France Palestine Solidarité (AFPS), Confédération Générale du Travail (CGT), Fédération CGT Commerce et Services, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, Union syndicale Solidaires 


Carrefour s’enfonce dans sa complicité avec les colonies israéliennes


Deux magasins avec enseigne Carrefour dans les colonies israéliennes illégales, six autres magasins franchisés également implantés en Cisjordanie occupée, une plateforme de distribution desservant les colonies établie par un franchisé de Carrefour… Sept organisations de la société civile démontrent que Carrefour a intensifié depuis deux ans son implication dans la colonisation illégale de la Palestine, en contradiction avec ses déclarations récentes et répétées.

https://www.france-palestine.org/Nouveau-rapport-en-2026-Carrefour-s-enfonce-dans-sa-complicite-avec-les


6. France Info


"On est passés à deux doigts d'un drame" : une religieuse française agressée à Jérusalem


Extrait : « … Ce sont des images choquantes : un homme court en direction d'une religieuse et la pousse violemment à terre. Puis l'agresseur, de confession juive, kippa sur la tête, retourne en direction de sa victime immobile et lui assène un coup de pied. Captée par la vidéosurveillance, la scène s'est produite mardi 28 avril aux abords de la vieille ville de Jérusalem (Israël). L'agresseur est israélien, âgé de 36 ans… »

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/on-est-passes-a-deux-doigts-d-un-drame-une-religieuse-francaise-agressee-a-jerusalem_7979018.html#:~:text=Une%20religieuse%20fran%C3%A7aise%20a%20violemment,d%C3%A9nonce%20un%20acte%20%22odieux%22


7. Paroles d’honneur – YouTube Vidéo conseillée par Salima


LA VÉRITABLE HISTOIRE DE LA PALESTINE par Youssef Boussoumah. Réponse à SIMON MOOS !


https://www.youtube.com/watch?v=Itw1HBL5oow



8. The Guardian Article conseillé par Andrew


Pro-Palestine activists appear in court over attack on Israeli arms factory in Germany


Families say ‘Ulm 5’ have been detained under extreme prison conditions since arrest last September

https://www.theguardian.com/world/2026/apr/27/pro-palestine-activists-face-trial-attack-israel-arms-factory-germany?CMP=Share_AndroidApp_Other


Christian I., militant de l’AFPS des Vosges, nous écrit :

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« On ne peut que recommander l'acquisition du n° 217 de mai du mensuel "L'âge de faire" qui comporte un dossier/Palestine conséquent.

On est prévenu dès la lecture de la Une : "Poster : Boycott contre les crimes d'Israël" (p. 12 et 13), avec sigles des enseignes à boycotter et carte géo.

Au total, des p. 12 à 15, dossier très bien construit avec mention faite des collectifs qui s'y impliquent : AFPS, URGENCE PALESTINE, UJFP, TSEDEK ! ( JUSTICE en hébreu ) et FLOTTILLE pour GAZA. »

https://lagedefaire-lejournal.fr/


10. Coordination française du boycott universitaire, culturel et sportif

Article conseillé par Alice

A propos du documentaire « Palestine : une histoire » diffusé sur France 5 (voir infolettre 71 et 72) : Habiller le discours dominant en rigueur historique


Extrait : Sur trois épisodes, il convoque le paradigme du colonialisme de peuplement, donne à voir la dépossession historique du peuple palestinien, interroge des témoins, palestiniens notamment, cite des archives, partage des cartes, etc. Tout cela pour aboutir, dans son dernier épisode, à la conclusion la plus convenue qui soit : deux camps, deux extrémismes religieux responsables de manière symétrique. Les Palestiniens seraient finalement tout autant responsables de leur dépossession et du génocide qu’ils subissent actuellement …


https://fracbi.org/ressources/tribunes/habiller-le-discours-dominant-en-rigueur-historique/



11. Nos amis-es de l’A.F.P.S. 79 nous écrivent :

A Niort, la justice fait droit au Collectif Palestine 79 et condamne la Ville de Niort


Le 20 octobre 2023, le maire de Niort avait, par arrêté municipal, interdit la tenue d'une conférence organsinée par le Collectif Palestine 79 au motif que, sous couvert de défendre la cause du peuple palestinien, il était très prévisible que seraient tenus des propos constituant le délit d'apologie du terrorisme et d’incitation à la haine. Le Président d'Amnesty International France devait intervenir à cette conférence intitulée « Israël, à quoi ressemble l’apartheid envers le peuple palestinien ? ».


Nous avions tenté un référé-liberté mais l'arrêté d'interdiction ayant été notifié tardivement (le matin même de la conférence), le juge n'a pas pu statuer avant l’heure prévue de la conférence.


Nous avons alors saisi le Tribunal administratif d'un recours pour excès de pouvoir, demandant l'annulation de l'arrêté municipal et la condamnation de la ville de Niort à vous verser les frais exposés pour les besoins de notre défense.


C'est hier, 30 avril, que le Tribunal a rendu sa décision, faisant intégralement droit à nos demandes. Il a déclaré l'arrêté municipal illégal, prononcé en conséquence son annulation et condamné la commune de Niort à nous verser la somme de 1 300 euros en compensation des frais d'avocat engagés.


C'est donc une belle victoire qui nous donne l'espoir d'obtenir des décisions qui nous soient tout aussi favorables dans les trois autres affaires nous opposant au maire de Niort et en attente d'être jugées.


En pièces jointes les deux articles parus dès cet après-midi sur les sites de la presse locale.

Ce résultat est une belle victoire pour la défense des droits du peuple palestiniens et de la liberté d'expression !...


12. Le Monde diplomatique François nous écrit :


Commentaire d'un lecteur du Monde Diplomatique de mai 2026 dans le courrier des lecteurs à propos d’un article de Gédéon Levy d’avril 2026, En Israël: le bellicisme comme ciment social.


"Quand on regarde les arguments mis en avant par Israël pour justifier toutes ses actions, il y en a deux qui reviennent comme des leitmotivs. Israël serait toujours menacé dans son existence même et serait toujours victime d'antisémitisme. Deux possibilités de victime qui ont en commun d'être présentées comme intemporelles et qui échapperaient ainsi à toute explication historique. Ainsi le massacre du 7 octobre 2023 sera désigné comme un acte antisémite et non comme un acte anti-israélien et ressenti comme une menace existentielle... L'antisionisme sera un "nouvel antisémitisme" puisque l'antisémitisme tel un Phénix se renouvellerait toujours ! On devine les avantages que procurent ces 2 "justificatifs". Israël serait ainsi au niveau international "sanctuarisé" puisque toute critique, toute hostilité seraient une menace existentielle.


L'autre avantage est que sur le plan national cela fourni, à coup sûr, un ciment social puisque cela concerne la survie même de chaque Israélien (...) Le sionisme est une doctrine politique ayant une part de mythologie avec une base religieuse. On comprend alors que le sionisme et l'histoire ne vont pas bien ensemble. Mais l'histoire est têtue et les Palestiniens sont dans l'histoire". 


13. Le Monde


« Il n’y a pas d’innocents à Gaza » : Channel 14, la chaîne de télévision israélienne accusée de discours génocidaires


https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/01/il-n-y-a-pas-d-innocents-a-gaza-channel-14-la-chaine-de-television-israelienne-accusee-de-discours-genocidaires_6684704_3210.html


Voir en P.J. l’intégralité de l’article.


Captures d’écran sur le site : 69fe0adfb17bb.webp69fe0ae57edf0.webp


14. Lecture :


Description de la maison d’édition de l’ouvrage :

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L’onde de choc de l’attaque du Hamas, le 7 octobre 2023, a frappé une France inquiète, en proie à une crise démocratique après l’échec du mouvement contre la réforme des retraites. La montée de l’extrême droite et la «bollorisation» du paysage médiatique ont propagé l’islamophobie dans l’espace public, créant un terreau favorable au discours israélien. Mais la propagande a aussi été relayée par des intellectuels comme Gilles Kepel ou Eva Illouz, pour ne nommer qu’eux, qui ont profité de leur statut pour développer des stratégies de désinformation.

Dans cet ouvrage, Denis Sieffert analyse leurs discours, les confronte à une autre réalité qui replace la question palestinienne au centre de l’histoire coloniale, sans jamais méconnaître la douleur juive, ni sous-estimer le fléau d’un antisémitisme étroitement corrélé au conflit. Il dénonce un débat public qui, pendant des mois, a ignoré le massacre des Gazaouis. Il montre comment une partie de ceux que l’on appelle les sionistes de gauche en sont venus à soutenir un gouvernement israélien d’extrême droite.


https://luxediteur.com/catalogue/la-mauvaise-cause/




15. Exposition au centre photographique de Marseille


Photo Kegham : une archive inachevable du 16/05 au 12/09/2026


Figure majeure de la photographie à Gaza au milieu du XXe siècle, Kegham Djeghalian Sr(1915-1981) a documenté la ville et ses habitants pendant près de 40 ans. Rescapé du génocide arménien, il fonde en 1944 le premier studio photographique professionnel de Gaza : Photo Kegham.

Cette exposition est conçue par son petit-fils, Kegham Djeghalian Jr, qui découvre en 2018, trois boîtes enfouies au fond d’un placard chez son père, au Caire. Remplies de négatifs, de documents et de souvenirs familiaux, elles révèlent non seulement la vie de son grand-père, mais aussi témoignent d’une mémoire plus vaste de Gaza. D’abord centrée sur la figure de son grand-père, la recherche de Djeghalian Jr s’ouvre progressivement à une lecture élargie et non linéaire de l’histoire visuelle de Gaza. En refusant dates et légendes, il interroge la nature même de l’archive et fait émerger le potentiel de ce qu’il nomme une unmade archive : une archive ouverte, inachevable, réfractaire à toute clôture.

https://www.centrephotomarseille.fr/photo-kegham-une-archive-inachevable

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Annexe au point 1 :


L’élue communiste de Paris Raphaëlle Primet raconte l’arraisonnement dans les eaux internationales du bateau de la Flottille pour Gaza sur lequel elle se trouvait, la détention qui a suivi et la violence des soldats israéliens.


Coprésidente du groupe communiste au Conseil de Paris, vice-présidente de la Métropole de Paris, Raphaëlle Primet avait embarqué sur l’un des 58 bateaux de la Global Sumud Flotilla.


Le but, briser le blocus imposé à la population de la bande de Gaza depuis bientôt vingt ans, apporter une aide humanitaire aux Palestiniens qui meurent à petit feu, subissent un génocide et continuent à être abattus par l’armée israélienne malgré un cessez-le-feu qui n’en a que le nom.


Dans la nuit du 29 au 30 avril, 21 bateaux ont été arraisonnés par la marine militaire israélienne dans les eaux internationales. Elle raconte pour l’Humanité son arrestation, la détention et les mauvais traitements.


Comment s’est passé l’arraisonnement du bateau par l’armée israélienne ?


Nous avons d’abord vu des drones nous survoler, puis nous avons reçu des messages des autres bateaux de la flottille. Nous avons essayé de partir le plus vite possible. Mais un Zodiac de l’armée israélienne est arrivé. Nous nous sommes regroupés dans le cockpit.


Les soldats sont montés à bord en hurlant, en braquant leurs fusils sur nous, nous ordonnant de mettre les mains sur la tête. Ils ont alors détruit toutes les caméras du bateau. Un militaire particulièrement excité criait qu’il aurait voulu qu’on aille à Gaza parce qu’il aurait su quoi faire avec nous. Je ne sais pas ce qui s’est passé mais notre bateau a commencé à prendre feu.


Ils nous ont alors entassés dans leur Zodiac, non sans nous avoir au préalable fouillés, ont pris nos téléphones – que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de jeter à la mer – et nous ont volé tout l’argent liquide que nous possédions.


Ils nous ont emmenés sur un bateau-prison, il n’y a pas d’autres termes pour désigner ce navire qu’on voyait depuis pas mal de temps sans parvenir à savoir s’il s’agissait d’un bateau de croisière ou autre. En réalité, c’était une prison flottante sur laquelle ils nous ont fait monter. Ils nous ont fait mettre à genoux, la tête baissée, les mains sur la nuque.


Nous avons dû « avancer » pendant près d’une demi-heure comme ça. Ils n’arrêtaient pas de hurler. Ils ont pris nos noms et placé un bracelet autour de nos poignets, avec un numéro. Le mien était le 75 ! À cause de mon statut d’élue de Paris ? Je ne sais pas.


Où vous ont-ils détenus ?


Il y avait une espèce d’excavation dans le bateau, laissant apparaître les cales. Elles étaient surmontées de barbelés qui clôturaient l’enceinte, encadrée par deux miradors. Des soldats arpentaient les coursives pour nous surveiller. Nous avons essayé de nous organiser comme nous le pouvions.


La nuit, il faisait très froid, et dans la journée, très chaud. Les projecteurs étaient allumés en permanence. Ils nous jetaient des bouteilles d’eau et de la nourriture, bien sûr insuffisante, comme à des chiens. Ils voulaient nous terroriser en permanence.


On entendait des détonations, ils tapaient sur les parois, ils hurlaient. Comme ils se sont aperçus qu’on avait réussi à s’organiser pour dormir, ils envoyaient de l’eau gelée qui s’écoulait sur le sol et imbibait les matelas en mousse. On répondait en criant : « Free Palestine ! »


Thiago Avila et Saif Abu Keshek étaient-ils avec vous ?


Nous n’avions pas de nouvelles de Saif. En revanche, Thiago était avec nous. C’est grâce à lui que nous avons tenu. On faisait des réunions, on discutait. La dernière nuit, quand ils sont venus nous chercher, on a dit qu’on ne partirait pas tant qu’on n’aurait pas de nouvelles de nos camarades disparus.


Ils ont alors commencé à nous sortir un par un, manu militari, en distribuant des coups. Ils s’en sont particulièrement pris à Thiago. Ils lui donnaient des coups de pied dans le ventre, le frappaient avec leurs fusils tout en le tirant. Ils l’ont exfiltré et on ne sait pas ce qu’il est devenu.


Nous sommes finalement sortis. Un Zodiac faisait des allers-retours jusqu’à la côte crétoise. C’est là qu’on s’est aperçu de la violence subie. L’un avait le visage tuméfié, l’autre l’épaule déboîtée, un autre encore a été touché à la jambe par une balle en caoutchouc. En Crête, plusieurs dizaines de militants ont dû aller à l’hôpital. Mais, surtout, Thiago et Saif n’étaient pas avec nous.


Quelle a été l’attitude des autorités grecques ?


J’estime que la police grecque a été d’une certaine manière complice des Israéliens. Jusqu’à quel point, je ne sais pas. Tout s’est quand même passé pas très loin de leurs eaux territoriales. Quand nous sommes arrivés, ils nous ont laissés attendre dans des bus pendant des heures sans raison, en nous disant qu’ils allaient nous donner nos passeports, ce qu’ils n’ont fait que tardivement. On n’avait rien bu, rien mangé.


Finalement, on a tous décidé de sortir et on est parti en manifestation sans nos passeports. Le cortège a d’ailleurs grossi au fur et à mesure. Nous avons été rejoints par des Crétois venus soutenir ce cortège pour la Palestine. On a marché comme ça pendant près de trois heures. À l’aéroport, nous avons retrouvé les représentants consulaires de nos pays respectifs.


Vous êtes rentrée, mais certains ont décidé de rester. Pour quelles raisons ?


Certains sont restés puisqu’ils n’ont attrapé que 21 bateaux sur les 58 qui constituaient la flottille. Et beaucoup de participants ont décidé de rester pour la faire repartir. J’ai décidé de rentrer pour agir d’ici, pour la mobilisation, pour la flottille, pour la libération de Saif et de Thiago, et évidemment pour continuer à nous battre pour Gaza et pour le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.


Il est quand même atterrant de constater que la France n’a rien dit ou à peine murmuré quelques mots pour condamner cet acte de piraterie contre la flottille. Quand on voit ce que fait Pedro Sanchez, le premier ministre espagnol, pour s’opposer aux politiques israéliennes, on se dit qu’une autre attitude que celle du gouvernement français est possible.



C’est aussi une des raisons pour lesquelles je suis rentrée. Il faut vraiment arriver à faire bouger les lignes, en France, sur cette question de la Palestine et de Gaza.