AFPS logo

Prise de Parole du 11 avril : intervention du collectif 14 de solidarité avec la Palestine

Manif de collective 14

Prise de Parole du 11 avril : intervention du collectif 14 de solidarité avec la Palestine

place du Theâtre à Caen.

L’ambassadeur d’Israël en France, qui est un digne représentant de l'État génocidaire, affirme, sur une radio du service public que « L’armée israélienne ne vise pas les civils », et personne ne le contredit .

Israël voulait se débarrasser du Hamas, or, après plus de 70 000 morts, le Hamas est toujours là. Mais les civils, eux, ont été tués en masse.

Aujourd’hui Israël veut se débarrasser du Hezbollah et occuper le sud.-Liban. L’armée israélienne bombarde à tout va et tue … des civils !

Plus de 1500 morts à ce jour. Les deux journées de mercredi et jeudi dernier ont été épouvantables et barbares pour les femmes , les enfants ,les habitants de Beyrouth, des immeubles détruits, des cadavres par dizaines sous les décombres…

Un massacre : avec plus de 300 morts et au moins 1 150 blessés,

Voilà comment résumer ce qu'il s'est passé mercredi 8 avril 2026 au Liban.

Nous pouvons donc répondre à l’ambassadeur d’Israël en France que l'armée israélienne vise les civils et elle les tue !

Que fait l’Europe pour arrêter la machine israélienne qui tue ?

Que fait Macron qui se prétend l‘ami du Liban ?!

Son ministre des affaires Étrangères bêle des phrases lénifiantes sur les plateaux télé du genre : « Israël ne doit pas bombarder le Liban »…

c’est L’impuissance personnifiée !

Quand la France prendra t-elle des mesures contre Israël ?!

Quand la France cessera t-elle ses livraisons d’armes à Israël ?!

Non seulement l'État français ne prend pas la moindre sanction contre Israël qui assassine tous les jours en Palestine, au Liban, et en Iran,

mais en plus il persécute tous ceux et celles qui défendent les droits des Palestiniens .

L’État français veut faire voter une loi qui musèle encore plus la liberté d’expression, en condamnant pour « antisémitisme » la critique de l’État d’Israël.

Il faut noter la concomitance entre la loi Yadan proposée au vote à l'assemblée nationale et la loi sur la peine de mort votée à la Knessset pour les prisonniers palestiniens, qui légalise un lynchage raciste avec l’exécution des otages palestiniens par pendaison.

Cette peine de mort est un acte barbare réservée aux seuls Palestiniens ( qu'ils soient de Cisjordanie occupée ou résident en Israël )

L’état génocidaire détruit le droit international, mais ce droit international est mis à mal et bafoué par la France et l’ UE qui ne prennent pas de sanctions contre cet état génocidaire .

Notre refus de la complicité de la France et de l’Europe avec les crimes d’Israël s’exprime avec force dans deux pétitions importantes.

Pétitions qui atteignent des chiffres records et qu’il faut continuer à faire signer :

la première c’est l’ICE, l’Initiative Citoyenne Européenne « Justice pour la Palestine », pour la suspension de l’accord d’association UE-Israël.

Pour que cette pétition s’impose à la Commission européenne il faut deux conditions : 1 million de signatures et au moins 7 Etats ayant dépassé leur quota. Un mois et demi après son dépôt, l'ICE a déjà dépassé les 700 000 signatures et 10 pays ont déjà dépassé leur quota !

Et nous, nous devons aussi continuer à signer et à faire signer la 2ème pétition : celle contre le projet de loi Yadan.

Cette proposition de loi condamne de fait toute critique d’Israël ou tout soutien à la libération de la Palestine.

Ce texte est avant tout liberticide. S’il était adopté, il ouvrirait la voie à la répression des mobilisations, à l’interdiction des manifestations et à la criminalisation des actions militantes.

C’est aussi un texte qui entretient l’idée que critiquer Israël reviendrait à s’en prendre aux JuifVEs.

Il faut refuser cette loi pour défendre nos libertés, pour un antiracisme cohérent et pour la solidarité entre les peuples !

Heureusement, après une tentative de manipulation pour passer en force la PPL avec un vote accéléré le 2 avril, cette pétition contre le texte Yadan qui plafonnait autour de 10 000 signatures en a maintenant recueilli plus de 600 000 . En quelques jours seulement, la pétition contre la proposition de loi a recueilli des centaines de milliers de signatures, faisant douter certains députés.

Une autre bonne nouvelle ;

Cinq rapporteurs spéciaux des Nations unies ont écrit à Emmanuel Macron pour l’avertir que la proposition de loi Yadan bafoue le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par la France.

Ils estiment que le texte porte atteinte à la liberté d’expression et au droit international.

La discussion à l’Assemblée nationale est prévue le 16 avril.

En attendant, continuons à faire signer la pétition pour amplifier la pression sur les députéEs et mettre en échec la proposition de loi.

Continuons l'interpellation des député-es, et pensons à demander RV à celles et ceux qui ne nous ont pas encore répondu.

Nous pouvons et devons gagner le combat contre cette proposition de loi !

Nous le devons car le pouvoir macronien poursuit la persécution de celles et ceux qui sont solidaires des PalestinienEs :

Après le procès d’Olivia Zémor présidente d’EuroPalestine ainsi que la GAV de son mari, vice-président, la députée Rima Hassan a été mise, elle aussi, en garde à vue pour « apologie de terrorisme »

Ali, un Palestinien, s’est vu retirer son statut de réfugié en février 2025 après des accusations qui auraient été transmises à la France par Israël. Depuis il est en maison d’arrêt .

La Cour de cassation vient d'annuler la décision de libération de Georges Abdallah ! Même s'il est désormais au Liban, le symbole est éloquent.

Nous continuerons à dénoncer l'horreur perpétrée par le gouvernement israélien et la complicité de la Communauté européenne et de la France qui ne prennent aucune sanction.

On ne lâche rien !

Le Collectif 14 de Solidarité avec la Palestine appelle tous les démocrates, les partis de gauche, les associations, collectifs, syndicats à se mobiliser pour repousser la loi Yadan et combattre ceux qui veulent criminaliser la solidarité.