Une photo, trois visages (voir point n° 1) :
1. L’Orient - Le Jour
Derrière le massacre du 8 avril au Liban : les noms et les visages de celles et ceux tués par IsraëlUn massacre. Voilà comment résumer ce qu'il s'est passé mercredi 8 avril 2026 au Liban.
Au premier jour du cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-unis, l’armée israélienne a mené 100 frappes en 10 minutes...
Le bilan, qui ne cesse de s'alourdir, est effroyable : 357 morts et près de 2 000 blessés, a annoncé le ministère de la Santé vendredi soir.
Parce que derrière les chiffres il y a des hommes, des femmes et des enfants, il y a des vies fauchées, nous rassemblons, ici, les noms des victimes de ce funeste 8 avril.
2. Agence Médias PALESTINE
Jean-Noël Barrot cite favorablement l’une des phrases les plus racistes sur les Arabes
« La France reconnaît en Israël, non seulement un peuple ami, mais aussi une éthique humaniste, universaliste, qui a été forgée par des siècles d’exil et de persécution, et qui rejette l’arbitraire de la peine de mort », a affirmé Jean-Noël Barrot avant d’ajouter : « Il suffit de se souvenir des propos de Golda Meir : “Nous pouvons pardonner à nos ennemis d’avoir tué nos enfants, mais nous ne pouvons pas leur pardonner de nous forcer à tuer leurs enfants. »
3. ReporTerre
Un restaurateur ferme boutique car il refuse d’enlever un sticker « Free Palestine »Extrait : « ...Tarek Idrissi a consulté les douze salariés de la Cuisine de Souad engagés dans le restaurant ... « Tous m’ont dit : “tant pis on s’en va”, au risque de perdre leur boulot alors que plusieurs d’entre eux n’ont pas de papiers… »

4. L’Humanité Vidéo YouTube
Loi Yadan : "Ça va être de l'arbitraire le plus total" Entretien avec le magistrat Marc Trévidichttps://www.youtube.com/watch?v=4RkoRwaDA04
5. Agence Médias PALESTINE
Le nouveau vademecum de l’Éducation nationale : l’esprit de la loi Yadan à l’école ?Sous le titre « Agir contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine à l’École – Comprendre, réagir, prévenir », le vademecum 2026 diffusé par l’Éducation nationale à son personnel normalise l’esprit de la loi Yadan.
6. Urgence PALESTINE
Information transmise par Alice
Un paragraphe est consacré à la Normandie dans ce rapport très détaillé :

7. Minfo Actu Vidéo transmise par Alain
"Liban : Ces journalistes très critiques face à la situation"https://www.youtube.com/shorts/9akuXOJTWNg
8. Les Soulèvements de la terre
EN CATALOGNE LE 18 AVRIL CONTRE LA MINE D’ISRAËL CHEMICALS
'Revoltes de la terra', cousin catalan des Soulèvements de la terre, appellent à un week-end de mobilisation du 17 au 19 avril.
Entre Andorre et Barcelone, à 1 heure de route de la frontière française, une entreprise israélienne soutenant activement l'armée génocidaire exploite une immense mine de potasse qui dévaste la zone. Les Revoltes de la terra attendent plusieurs milliers de personnes pour ce qui sera leur deuxième grande mobilisation avec pour volonté
de marcher sur la mine et de dégager Israël Chemicals.
Ni sang en Palestine, ni sel dans les rivières : rdv le 18 avril en Catalogne !
https://93k59.r.sp1-brevo.net/mk/mr/sh/7nVTPdZCTJDXPWCfmKKGSg8NjImZGpp/gs8QEt6byp0r

9. Frontlines For Peace Hébron, anatomie d'une ville fracturée
10. Pétition :
STOP à l'accord d'association UE-IsraëlExtraits : « … Des ministres israéliens d'extrême droite ont porté des badges ornés de nœuds coulants tandis que le gouvernement a légalisé les exécutions de Palestiniens — et l'Union européenne continue d'accorder à Israël un traitement commercial préférentiel…
… L'UE interdit catégoriquement la peine de mort et fait des droits de l'homme une condition centrale de son accord commercial. Cela signifie que cet accord peut être suspendu — immédiatement — lorsque ces principes sont violés...
… Dites à l'UE : suspendez dès maintenant l'accord commercial entre l'UE et Israël — et mettez tout en œuvre pour faire annuler cette loi… »
11. Lundi Matin
De l’Estaque à Gaza, entretien avec deux participants à la flottille partie le 4 avrilExtrait : « ...Depuis, chaque jour, des gens passent apporter des choses. Il y a des réseaux d’habitant.e.s qui se sont organisés de manière un peu informelle. Aujourd’hui on est très bien installé-es, c’est quasi le luxe pour une occupation, mais au début on n’avait pas de cuisine, pas d’électricité, pas d’eau, pas de table, rien, il y avait juste les bateaux, alors nous avons lancé une première initiative pour que les gens puissent nous apporter à manger. Et pendant les deux premières semaines, on avait des livraisons de repas quotidiennes, des gens cuisinaient pour une trentaine et nous l’apportaient. C’était un peu une première initiative qui s’est ensuite structurée politiquement par la suite. Des habitant-es engagé-es dans le quartier depuis un moment ont lancé un collectif d’habitant-es et à la première réunion, qui a eu lieu il y a une dizaine de jours, se sont retrouvées plus de 60 personnes. C’est très impressionnant que ça se passe comme ça à l’échelle d’un quartier... »
https://lundi.am/De-l-Estaque-a-Gaza
12. Politis
Peine de mort pour « terrorisme » en Israël : la France doit saisir le Comité des droits de l’HommeLa réintroduction de la peine de mort dans le droit israélien, sous couvert de lutte contre le terrorisme, constitue une atteinte grave aux principes d’égalité, de justice et de droit international.
13. L’Humanité
Pierre Carles, réalisateur de « L’affaire Abdallah » : « Il y a un parallèle entre Missak Manouchian et Georges Ibrahim Abdallah »Article complet en annexe.
14. PALESTINE, le droit à l’existence de Meriem Laribi
https://editionscritiques.fr/product/palestine-le-droit-a-lexistence-meriem-laribi/


15. France Inter
Le Liban pleure Ahmad Kaabour, voix des déracinés
Disparu à l’âge de 71 ans au moment où le Liban replonge dans la guerre, le chanteur Ahmad Kaabour a su mieux que quiconque chanter l’exil des Palestiniens et les déchirures de son pays natal. Il était l’une des grandes voix de la musique libanaise, un artiste immensément aimé et respecté de ses compatriotes. Ce statut de légende nationale, Ahmad Kaabour le doit d’abord et avant tout à une chanson : Ounadikom (« Je vous appelle »). Adaptée d’un poème du Palestinien Tawfik Ziad, cette mélodie entêtante…
16. ONU Info
La guerre contre l’Iran éclipse les violations croissantes des droits humains contre les Palestiniens« … La commission d’enquête des Nations Unies dénonce la poursuite par Israël d’« actes génocidaires… »
https://news.un.org/fr/story/2026/04/1158664
Annexe :
Au-delà des injonctions américaines, ne s’agit-il pas de faire payer à Abdallah le prix de son engagement : c’est un militant communiste, internationaliste, libanais, qui soutient la lutte armée…
Ce qu’on lui reproche d’abord, c’est d’incarner la figure du terroriste arabe. Et depuis le 11 septembre 2001, on sait à quel point le terroriste représente la nouvelle figure du diable. Le problème, c’est qu’Abdallah n’est pas terroriste, son groupe, les Farl (Fractions armées révolutionnaires libanaises) non plus. Ils n’ont jamais perpétré d’attentats terroristes, ils ont commis des assassinats ciblés dans le cadre, faut-il rappeler, de l’invasion de leur pays, au sud du Liban, par Israël.
On est clairement dans des actions de résistance à un occupant. Je pense qu’on peut établir un parallèle entre Missak Manouchian et Georges Abdallah. Les deux sont communistes, internationalistes. Ils se battent pour un pays qui n’est pas le leur. Manouchian, arménien, se bat pour la France contre l’occupant nazi. Et Abdallah se bat pour la Palestine contre l’occupant israélien.
Jusqu’à quel point George Ibrahim Abdallah était-il devenu gênant ?
Lorsqu’il arrive à Beyrouth après sa libération, le 25 juillet 2025, il dit que le coût politique de sa détention devenait trop lourd et que c’est une des raisons pour lesquelles il a fini par être libéré. La mobilisation citoyenne ne cessait de s’amplifier, des députés communistes ou LFI venaient le visiter à la prison de Lannemezan.
Au point que la présidente du tribunal d’application des peines a fini par parler de trouble à l’ordre public, pas à cause des manifestations, mais en raison de la durée de détention anormalement longue, qui suscitait des manifestations de plus en plus importantes. L’avocat d’Abdallah était sidéré, celui des parties civiles américaines était vert.
En 2024 un plafond de verre médiatique a été crevé. Jusque-là, à part l’Humanité, le Monde diplomatique et la presse militante, aucun média mainstream ne parlait de l’affaire Abdallah. Et puis sur France Inter, Benoît Collombat, pour Secrets d’info, réalise une enquête très sérieuse et documentée. Benjamin Barthe, dans le Monde, écrit un papier très circonstancié. On a même entendu Patrick Cohen dans C’est à vous trouver anormal le maintien en détention d’Abdallah…
Ses avocats, que ce soit Jacques Vergès ou Jean-Louis Chalanset, n’ont jamais changé leur ligne de défense.
C’est un résistant, il n’a pas à se renier, il est fier des actes de résistance commis par son groupe. Ce n’est pas pour autant qu’il y a participé, et ça a été sa défense dès le premier procès. « Si notre peuple ne m’a pas confié l’honneur de participer à ces actions anti-impérialistes (les assassinats des deux militaires américain et israélien – NDLR), au moins j’ai l’honneur d’en être accusé par votre cour et de défendre leur légitimité. » Il ne se départira pas de cette attitude, c’est ce qu’on lui reprochera.
Pour les besoins du film, vous allez en 2020 dans son village natal où vous rencontrez ses frères et une de ses sœurs, ce fameux « clan Abdallah », comme l’avait présenté la presse lors de son arrestation.
En janvier 2013, on pensait qu’il allait sortir. Ils sont effectivement allés à l’aéroport le chercher, pensant qu’il serait dans l’avion… Oui, j’ai rencontré ce fameux clan Abdallah, cette « tribu » qui « régnait » sur ce village de chrétiens maronites. On est allé très loin dans le dénigrement de cette famille. Les frères ont été présentés en France comme les ennemis publics numéro un, leur tête mise à prix. C’était irresponsable de la part de Pasqua et de Pandraud de jeter en pâture la famille Abdallah.
Abdallah revient au Liban en juillet 2025, dans un pays qui a profondément changé. Son discours sur le tarmac de l’aéroport, il aurait pu le prononcer quarante ans avant. A-t-il conscience des bouleversements de son pays natal ?
Il interpelle les Égyptiens qui ne se sont pas pressés à la frontière avec Gaza pour briser le blocus. En plus, il se fiche de la gueule des religieux. C’est du Abdallah tout craché. Tout le monde a été surpris par cette déclaration. D’ailleurs, je ne suis même pas sûr que le film sorte un jour dans les pays arabes. On peut penser qu’il parle comme il y a quarante ans, mais on peut aussi interpréter cette prise de parole comme celle d’un homme droit, qui n’a jamais renoncé à ses engagements.
Entre sa libération et aujourd’hui, la situation s’est aggravée au Liban. On a l’impression de revivre le scénario de 1978-1982. Certains ont craint pour sa vie après son retour…
Son avocat le dit dans le film, mais il dit aussi qu’il mourra libre au Liban. Ce qui importe aussi à Abdallah, c’est de ne pas être mort en prison et d’être rentré chez lui. Après, combien de temps vivra-t-il ? Je n’en sais rien, et lui-même ne le sait pas.
L’affaire Abdallah, de Pierre Carles, France, 1h41, en salle le mercredi 8 avril 2026.